Ecoutez les conférences PRESAGE

Vous pouvez, au gré de vos envies, écouter ou réécouter les conférences PRESAGE.

 

25 mars Margaret Maruani & Monique Meron UN SIECLE DE TRAVAIL DES FEMMES EN FRANCE : 1901-2011

Présentation:

Compter le nombre de femmes au travail dansla Francedu XXe siècle et conter l'histoire de ces chiffres, telle est l'ambition de ce livre. Au prix d'une recherche de grande ampleur, les auteures ont rassemblé - pour la première fois - les statistiques du travail, de l'emploi et du chômage des femmes de 1901 à 2011, ces chiffres basiques que l'on peine à retrouver dans le labyrinthe des publications statistiques. A rebours des idées reçues, cet ouvrage met en évidence le poids indiscutable de l'activité laborieuse féminine dans le fonctionnement économique, sa remarquableconstance, en dépit des crises et des récessions, par-delà les périodes de guerre et d'après-guerre. Jamais moins du tiers - et désormais près de la moitié - de la population active : telle est la part des femmes dans le monde professionnel au XXe siècle enFrance. Telle est la portée de leur force de travail. Au fil des recensements de la population, les auteures analysent les fluctuations de la division sexuelle du travail, des métiers d'antan aux professions d'aujourd'hui, et décryptent, d'un début de siècle à l'autre, les illusions d'optique statistique. Un livre original et accessible, qui intéressera, au-delà des spécialistes, toutes celles et tous ceux qui sont attachés à comprendre comment se construisent les stéréotypes sur la place des femmes dans la société.

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Margaret Maruani est sociologue, directrice de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS/CNRS/Université Paris-Descartes). Elle dirige le réseau de recherche international et pluridisciplinaire « Marché du travail et Genre » (MAGE) qu’elle a créé en 1995, ainsi que la revue Travail, genre et sociétés. Elle est auteure de plusieurs livres sur le syndicalisme, le travail et l'emploi des femmes.

 

Monique Meron est statisticienne, administratrice de l’INSEE et affiliée au Laboratoire de sociologie quantitative (LSQ) du Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Elle a été responsable d’enquêtes nationales et a publié de nombreuses études sur l’analyse du marché du travail, les outils statistiques, l’évolution des métiers. Elle a occupé différents postes, notamment à l’Insee, à l’Institut national des études démographiques (INED), au Ministère du travail. Elle est actuellement Directrice de projet et coordonne à ce titre un projet européen de classification socioprofessionnelle : «European socioeconomic groups» (ESEG).

 

4 mars 2013 Colloque MAGE-PRESAGE

MAGE et PRESAGE ont orgainsé un colloque internationnal à Sciences Po "Travail et genre : variations France-Etas-Unis"

tl_files/presage/images/icons/Videos_min.pngretrouver le colloque en vidéos 

 

19 février Wassyla Tamzali LE « FEMINISME ISLAMIQUE » A L’EPREUVE DES REVOLUTIONS ET CONTRE REVOLUTIONS ARABES

Présentation:

La question de la liberté est au cœur du débat sur les femmes dites musulmanes ou issues de cultures dites musulmanes. La réponse dominante est une réponse qui porte  la marque du post-modernisme plus qu’aucune autre, on peut dire qu’elle est le cœur de la démarche postmoderne. C’est par une tautologique désinvolte que les postmodernes balayent de la main des siècles de luttes: on est libre parce qu’on est libre d’être libre. Résultats : on fait ce que l’on veut pour peu que l’on dise qu’on le fait librement, et ce que l’on fait est part de la liberté en générale. Ainsi se mettre en esclavage volontairement est un geste qui «produit » de la liberté. Si j’acceptai volontairement d’être la deuxième, troisième ou quatrième épouse d’un homme algérien ou marocain mon « choix » ferait de la polygamie une pratique de liberté. Je choisis de me voiler, le voile devient un symbole de liberté. Je ne suis pas contre la pratique du voile, chacune est libre de faire ce qu’elle veut, mais je m’insurge contre les discours qui font du voile un paramètre de la liberté des femmes. C’est ce que nous dit féminisme islamique.

Libre ou pas libre, c’est là la dispute du jour. Celle qui oppose les tenants d’une condition féminine déterminée par d’abord, sinon exclusivement par l’appartenance religieuse et « librement » acceptée, disent-ils, à ceux pour qui la liberté ne peut s’accommoder sans réserve ni remise en cause d’une appartenance à quoi, ni à qui que ce soit, surtout pas à la religion. La déconstruction du statut des femmes dans les religions chrétiennes judaïques et islamiques a été et est à l’initial de la pensée féministe dans sa Grande œuvre, la déconstruction du patriarcat. On pourrait croire que Les « féministes islamiques » mènent ce travail de déconstruction puisqu’elles basent leur réflexion sur une relecture des textes et traditions islamiques. Mais elles ne peuvent aller bien loin dans la mesure où dès le départ elles annoncent qu’elles restent dans les limites de leur religion. Veulent-elles réellement aider à la libération des femmes ou apporter la preuve que l’islam a libéré les femmes ? Elles auront fort à faire si c’était le cas, car si l’islam avait libéré les femmes nous le saurions nous qui sommes musulmanes depuis des lustres. Quel est le pays musulman qui a reconnu l’égalité et le droit à la liberté des femmes ? Aucun. Ni chez eux ni aux Nation Unies où ils ont ratifié du bout des lèvres avec des réserves qui  en annulent le sens, les conventions sur les femmes.

L’Europe en encourageant ce genre de démarche, en favorisant dans ses universités les recherches sur le dit «  féminisme islamique » au détriment d’autres recherches, en usant dans ces politiques sociales et culturelles les thèses de ce courant trouve là une voie bien hasardeuse pour atteindre ce fameux islam européen que nous espérions paré de toutes les vertus de la modernité, laïcité, féminisme, démocratie.

Mais cette querelle est une querelle européenne, elle intéresse peu les pays directement concernés par l’islam politique. Dans ces pays on ne parle pas de « féminisme islamique » et surtout pas les femmes musulmanes qui sont féministes. En Europe et Amérique cette propagande parée abusivement du prestige du savoir et de la connaissance est largement reprise par le monde de l’édition et celui des médias, elle est relayée par de nombreux intellectuels et faiseurs d’opinion. Les idiots utiles comme disait Lénine des intellectuels français qui faisaient l’apologie du système bolchéviste, sont légions. Pour clore ce faux débat retenons que les islamistes tunisiens, les Frères musulmans égyptiens, les Salafistes sous toutes les latitudes, ont apporté la réponse à ces discours vaseux et tordus qui essayent de faire chanter les carpes, une réponse qui pour le moins met en péril sérieux les droits des femmes quand ils existent (en Tunisie) et empêchent radicalement la conquête de droits  élémentaires là où ils n’existent pas, le reste du monde arabe.

 

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Née à Béjaïa, Algérie, en 1941, au sein d’une famille de marchands et d'industriels prospères. Son père, engagé dans la lutte pour la libération du pays, est tué en 1957 par un militant du FLN.

Rédactrice en chef du premier hebdomadaire maghrébin libre Contact de 1970 à 1973, elle publie en 1975 un livre sur le cinéma d’Afrique du Nord, En attendant Omar Guetlato, un opus pour la liberté d’expression.

Elle exerce ensuite comme avocate à Alger, de 1966 à 1977, puis devient fonctionnaire internationale, de 1979 à 1999, en tant que directrice du programme sur les violations des droits des femmes au sein de la division des Droits de l’homme et de la paix de l’Unesco. Elle a notamment rédigé le rapport sur Le viol comme arme de guerre, eu égard à la situation en Bosnie-Herzégovine. En 1989, elle rejoint le Front des Forces Socialistes et occupe des fonctions dans les instances dirigeantes de ce parti.

Engagée dans le mouvement féministe maghrébin en 1992, elle a été cofondatrice du Collectif Maghreb égalité pour un dialogue entre les peuples dela Méditerranée, dont elle devient la directrice exécutive en2006. Apartir de 1996 elle dirige le programme de l’Unesco pour la promotion de la condition des femmes de Méditerranée.

En 2001, elle est nommée vice-présidente du Forum international des Femmes de la Méditerranéeet, en 2005, elle participe à l’organisation du 10e Congrès mondial des études féministes sur les migrations. En 2007, elle publie ses impressions sur la guerre d’indépendance de son pays Une éducation algérienne

En 2009, dans Une femme en colère. Lettre d’Alger aux Européens désabusés, elle questionne les Occidentaux qui, au nom de la "laïcité ouverte" et du respect de toutes les religions, n’hésitent pas à sacrifier les droits fondamentaux des femmes.

Ses activités culturelles et militantes l’ont dirigée vers un féminisme universel et laïc, elle reste déconcertée face à certaines féministes européennes actuelles, qui défendaient il y a peu la liberté et le droit à l’égalité comme inaliénables, et voient aujourd’hui ces droits comme conjoncturels. La laïcité «est une nécessité absolue», pour assurer et préserver la cohésion sociale.

Elle est Chevalière de l’Ordre National du Mérite en France et a reçu le Lifetime Achievement Award lors de la conférence globale contre le trafic des femmes à Dhaka, Bangladesh.


 

29 janvier, Karen Offen Les féminismes en Europe 1700-1950, une histoire politique

Présentation:

Cet ouvrage ambitieux retrace l’histoire des défis féministes à l’hégémonie masculine à travers l’Europe continentale. Une grande place est accordée àlaFrancemais l’auteure a rassemblé une riche documentation comparative. Son récit, qui se déroule sur deux cent cinquante ans, balaie tout l’espace européen, sans oublier les organisations féministes internationales et transnationales. À un autre niveau, cet ouvrage démêle un enchevêtrement d’idées fausses et démystifie des polémiques contemporaines : pour Karen Offen, la différence des sexes et ses conséquences sont au cœur même de la pensée et de la politique qui définissent la condition humaine.

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Biography:

Historian Karen Offen (Ph.D., Stanford University) is an independent scholar affiliated with the Michelle R. Clayman Institute for Gender Research, Stanford University, in California (USA). Her publishing interests span Western thought and politics with reference to family, gender, and the relative status of women in state formation; women’s history; comparative history; national, regional and global histories of feminisms; and the sexual politics of knowledge, particularly in the writing of history. Insofar as women constitute over half of humanity, and the relation of women and men lies at the core of sociopolitical organization in every human society, Karen considers the history of feminisms to be women’s political and intellectual history, intrinsic to our understanding of – and testing the development of – the theory and practice of freedom, justice, democracy, nation-building, and human rights. A member of the governing board of the International Committee on the Historical Sciences (ICHS/CISH).

Her latest publications are Globalizing Feminisms, 1700-1950 (Routledge, 2010) and Les Feminismes en Europe, 1700-1950 (Presses Universitaires de Rennes, 2012).

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23 janvier, rencontre exceptionnelle entre Eve Ensler et Françoise Héritier

One Billion Rising & le programme PRESAGE ont débattu autour des questions des violences faites aux femmes 

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Déroulé de la rencontre :

  • 18h15 : Introduction générale par Hélène PÉRIVIER, coresponsable du programme PRESAGE
  • 18h20 : Intervention d’Ève ENSLER, auteure des Monologues du Vagin
    Présentation de la campagne « One Billion rising », récit et impressions de sa tournée mondiale
  • 19h00 : Dialogue entre Ève ENSLER  et Françoise HÉRITIER, Professeure Honoraire au Collège de France
  • 19h30 – 20h30 : Table ronde
    Modératrice : Réjane SÉNAC, politiste, chargée de recherche, CNRS, CEVIPOF
    intervenant-e-s :
    Françoise BRIÉ, vice-présidente, Fédération Nationale Solidarité Femmes          
    Christelle HAMEL, sociologue, chercheuse à l'INED, responsable du projet VIRAGE - Violences et rapports de genre
    Caroline de HAAS, conseillère en charge des politiques féministes, ministère des Droits des femmes
    Patric JEAN, réalisateur du film « La domination masculine », animateur du réseau Zéromacho
    Julie MURET, porte-parole d’Osez Le féminisme
  • 20h30 – 21h00 Débat avec la salle
 

13 décembre, Réjane Sénac L’EGALITE FEMMES-HOMMES AU DEFI DE LA DIVERSITE

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Présentation:

De quelle manière la diversité « à la française » éclaire-t-elle les enjeux et les limites de l’opposition entre une tradition républicaine universaliste réputée en crise et un modèle multiculturaliste au cœur d’un monde globalisé ?

« Liberté, égalité, diversité »: les fondements de la République française doivent-ils être reconsidérés au nom de la modernité ? Au-delà de sa dimension apparemment consensuelle, la diversité interroge les tensions entre politique d’égalité et politique de l’identité, république indivisible et société de la reconnaissance. "Entre universalisme et multiculturalisme, s’agit-il d’un nouveau paradigme occultant ou repensant les rapports de pouvoir et leur articulation, en particulier entre sexisme et racisme ?"

Ce livre répond à ce questionnement en se fondant sur une lecture critique des rapports institutionnels, des accords collectifs, des chartes et des déclarations sur la diversité. Il s’appuie également sur une enquête qualitative auprès de plus de cent soixante responsables de différents champs de l’espace public – politique, institutionnel, professionnel, syndical, associatif, religieux et universitaire.
À l’issue de cette recherche, l’invention de la diversité peut être qualifiée de politique parce qu’elle incarne non seulement l’avènement d’un sujet légitime de politique publique, mais aussi et avant tout celui d’un principe de justice. À l’instar de la promotion de la parité, celle de la diversité contribue en effet à conditionner le principe d’égalité à son utilité au nom d’un libéralisme vertueux. Sacrifier l’égalité à la valorisation de la différence ne revient-il pas, en définitive, à rendre politiquement correcte une forme larvée de sexisme et de racisme « bienveillants » ?

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Biographie:

Réjane Sénac est chercheure CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po – CEVIPOF, elle est docteure de science politique de l’IEP de Paris et diplômée d’un troisième cycle de droit et d’une maîtrise de philosophie de l’Université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne. "Elle enseigne à Sciences Po Paris et à l’Université Sorbonne nouvelle." par "Elle enseigne à Sciences Po Paris et aux Universités Sorbonne nouvelle - Paris 3e et Pierre et Marie Curie - Paris 6. Ses recherches interrogent  les tensions entre le principe d’égalité républicaine et la persistance des inégalités (sexuées mais aussi racialisées) à la lumière du lien entre normes et règles, sentiments de justice et politiques publiques.  Elle est notamment l’auteure de L’invention de la diversité (PUF, 2012), du « Que sais-je ? » La parité (PUF, 2008) et de L’ordre sexué – La perception des inégalités femmes-hommes (PUF, 2007). Elle a été secrétaire générale de l’Observatoire de la parité, service du Premier Ministre, de 2001 à 2003, avant de se consacrer à l’enseignement et la recherche.

 

12 novembre Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement

le 12 novembre, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement, est venue donner une conférence exceptionnelle à Sciences Po, dans le cadre du programme PRESAGE

Le thème de cette conférence était " Reccherche et action publique : travailler ensemble pour faire avancer les Droits des femmes"

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16 octobre Paul Seabright "Sexonomics"

Présentation:

La guerre des sexes n’est pas irrémédiable. Chercheur turbulent, Paul Seabright réfute ceux qui tiennent la différence entre les hommes et les femmes pour une fatalité inscrite dans l’évolution. Il conteste également ceux qui nient tout conditionnement biologique dans l’inégalité dont pâtissent encore les femmes malgré d’indéniables efforts en faveur de la parité. Refusant tout manichéisme, Paul Seabright lance une offensive de charme. Analysant l’accouplement des punaises de lit aussi bien que les comportements des conseils d’administration, ce professeur de sciences économiques nous invite a un fantastique voyage de la préhistoire jusqu’aux compétitions actuelles imposées par l’économie de marche. Pour lui, les ressorts de l’échange entre sexes ne peuvent être compris et déchiffrés qu’en observant le passe le plus lointain. Traversant avec brio le temps et les disciplines – biologie, sociologie, anthropologie –, il démontre que les hommes et les femmes ont toujours su, au cœur des conflits, faire équipe et pourraient utiliser cette capacité pour favoriser aujourd’hui la coopération et l’égalité entre les sexes.

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Biographie:

Paul Seabright propose une « histoire naturelle de l’économie ». C’est dans la préhistoire, en réinterprétant le darwinisme, qu’il trouve les clés du comportement des hommes et des femmes dans l’économie de marché. La domination des mâles et la guerre des sexes ne sont pas une fatalité.

Né en 1958 en Angleterre, Paul Seabright, est docteur en sciences économiques de l’université d’Oxford. Il a notamment enseigné à l’université de Cambridge ainsi qu’a l’Ecole polytechnique de Paris. Il est auteur de La Société des Inconnus: Histoire naturelle de la collectivité humaine (éditions Markus Haller, 2010) et chroniqueur au Monde. Il est actuellement professeur de sciences économiques à l'Ecole d'Economie de Toulouse et directeur de l'IAST (Institute for Advanced Studies in Toulouse).

 

Site internet : http://paulseabright.com/

 

12 juin Jonathan Katz, curator of the exhibition « HIDE / SEEK: difference and desire in American portraiture »

The abstract:

Hide/Seek: Difference and Desire in American Portraiture opened on October 30th, 2010 at the Smithsonian National Portrait Gallery in Washington, D.C. as the first major American exhibition to highlight sexual difference in American portraiture. Although originally greeted with praise, one month after opening day the show came under attack. The Catholic League, a right-wing political group, Virginia Representative Eric Cantor, and now Speaker of the House John Boehner launched a targeted attack on a video work by David Wojnarowicz entitled “A Fire in My Belly” — a piece that included 13 seconds of ants crawling on a crucifix. House Speaker Boehner and Representative Cantor threatened the Smithsonian Institution with cuts to their budget for displaying a work they deemed blasphemous and on November 30th, 2010, Smithsonian Secretary G. Wayne Clough removed the video from the gallery.

In response to this act of censorship, hundreds of museums, galleries, and cultural institutions around the world organized protests, discussions, lectures, and screened Wojnarowicz’s film at events, in window displays, and in galleries.

Finally, in a grand statement of support, the Brooklyn Museum in New York and the Tacoma Art Museum in Tacoma, Washington stepped up to host the exhibition in its entirety. Opening November 18th in Brooklyn and in March of 2012 in Tacoma, Hide/Seek will continue to create waves and conversation and HIDESEEK.org will continue to document this pivotal moment in American history.

Visit website http://www.hideseek.org/ 

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Biography:

Jonathan D. Katz, a pioneering figure in queer art history, curated Hide/Seek: Difference and Desire in American Portraiture, the first queer exhibition ever mounted at a major US museum.  Hide/Seek received the 2011 Best National Museum Show award from the U.S section of the International Association of Art Critics and a Stonewall Award from the American Library Association for its accompanying book. He directs the doctoral program in Visual Studies at the University at Buffalo and is presently completing a new book, The Silent Camp: Jasper Johns, Robert Rauschenberg and the Cold War, to be published by the University of Chicago Press.  His next major exhibition, entitled ArtAIDSAmerica, will travel to four museums nationally in 2014-15, funded in part by a Warhol Foundation grant.

Previously, Katz was a Terra Foundation Senior Fellow at London's Courtauld Institute of Art. As an associate professor at Yale University (2002-06), he was founding director of its Lesbian and Gay Studies Program, the first in the Ivy League. A pioneering scholar, in 1990, he was the first full-time American academic to be tenured in the field of gay and lesbian studies and founded and chaired both the Harvey Milk Institute, the largest queer studies institute in the world, and the Queer Caucus for Art of the College Art Association. He also co-founded Queer Nation, San Francisco, and the Gay and Lesbian Town Meeting, the organization that successfully lobbied for queer anti-discrimination statutes in the city of Chicago. He is the president and chief curator of the new Leslie Lohman Museum of Gay and Lesbian Art in New York City.

 

1er juin Nira Yuval-Davis: « The Political of Belonging: Intersectional Contestations »

The abstract

 This presentation presents a theoretical framework with which to examine issues of identity and belonging as well of various hegemonic political projects of belonging, such as citizenship, nationalism, religion and cosmopolitanism, using Intersectionality theoretical approach as a major methodological tool to deconstruct and destabilize them.

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Biography:

Nira Yuval-Davis is the Director of the Research Centre on Migration, Refugees and Belonging (CMRB) at the University of East London and a Visiting Professor at the Centre for Gender Studies, the University of Umea, Sweden. She has been the President of the Research Committee 05 (on Racism, Nationalism and Ethnic Relations) of the International Sociological Association, a member of the Sociology sub-panel of the British Research Assessment Exercise (RAE) of 2008 and the Research Excellence Framework (REF) of 2014. She is an editor of the book series ‘the Politics of Intersectionality’ of Palgrave MacMillan, a founder member of Women Against Fundamentalism and the international research network of Women In Militarized Conflict Zones. She is also currently a partner of an EU research programme on ‘Borderscapes’.

Nira Yuval-Davis has written extensively on theoretical and empirical aspects of intersected nationalisms, racisms, fundamentalisms, citizenships, identities, belonging/s and gender relations in Britain & Europe, Israel and other Settler Societies. Among her written and edited books are Woman-Nation-State, 1989, Racialized Boundaries, 1992, Unsettling Settler Societies, 1995, Gender and Nation, 1997, Warning Signs of Fundamentalisms, 2004, The Politics of Belonging: Intersectional Contestations, 2011.

 

6 mars 2012 colloque GDF Suez -PRESAGE « Égalité femmes - hommes et partage du pouvoir économique »

A l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, Valérie Bernis, Directrice Générale Adjointe de GDF SUEZ, vous invite à participer au colloque :« Égalité femmes - hommes et partage du pouvoir économique » qui se tient à Sciences Po, le 6 mars 2012 à dès 8h30 (27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris) en Amphithéâtre Boutmy.

Ce colloque, organisé par PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des Savoirs sur le Genre, s’inscrit dans le cadre du partenariat signé avec GDF Suez en septembre 2011.  Son but est de faire progresser la recherche sur le genre et de diffuser les savoirs

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9h - 9h15 Mot d’ouverture :

  • Richard Descoings, directeur, Sciences Po et administrateur, FNSP
  • Françoise Milewski, économiste, OFCE, co-responsable de PRESAGE
  • Hélène Périvier, économiste, OFCE, co-responsable de PRESAGE

 

9h15-10h30 Conférence de

  • Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche, CNRS « L’année 2011 : un laboratoire du féminisme»

 

10h30-11h00  Pause

 

11h00-12h30 Table-ronde économique

  • Modératrice: Isabelle Germain, journaliste – fondatrice, Les Nouvelles News

Discutantes :

  • Réjane Sénac, chargée de recherche CNRS, CEVIPOF
  • Brigitte Grésy, experte des politiques publiques d’égalité et membre de l’Observatoire de la parité
  • Ariane Pailhé, directrice de recherche, INED

 

12h30-12h45 Mot de clôture

  •  Valérie Bernis, Directrice Générale Adjointe, GDF SUEZ
 

7 février Brigitte Grésy « Égalité professionnelle et parentalité : le pacte introuvable ? »

Résumé:

L’inégal partage du temps parental et des tâches domestiques constitue le noyau dur de l’inégalité professionnelle car le mouvement de déspécialisation des rôles continue de se faire en sens unique : très fort pour les femmes qui sont entrées en masse, depuis les années 70, sur le marché du travail, très faible pour les hommes dans leurs incursions dans la sphère privée. La recherche de l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales et professionnelles pose la question de la participation des pères salariés au travail domestique et au soin des enfants, ce qu’on appelle plus précisément, en Europe, le « care ». Elle s’inscrit dans un contexte économique et social en pleine mutation qui transforme les enjeux liés à la parentalité.   

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Biographie :

Agrégée de grammaire, Brigitte Grésy enseigne quelques années avant de rejoindre le ministère de l’Industrie, à sa sortie de l’Ecole nationale d’administration où elle fut notamment directrice de cabinet du directeur des stratégies industrielles. Elle se consacre ensuite pendant dix ans aux questions de l’égalité entre les hommes et les femmes, d’abord comme chef de service du service des droits des femmes et de l’égalité puis comme directrice de cabinet de la ministre en charge de ces questions. Nommée inspectrice générale des affaires sociales, elle a été chargée par les ministres de l’égalité de l’élaboration de quatre rapports, l’image des femmes dans les médias en 2008, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en 2009,  l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et familiales en 2011 et le bilan de l’autorégulation des médias pour faire progresser la place des femmes expertes en 2011. Elle est vice présidente et rapporteure de la commission sur l’image des femmes dans les medias et membre de l’Observatoire de la parité. Elle a publié chez Albin Michel, en 2009, « petit traité contre le sexisme ordinaire ».


 

2 février Daniel Hamermesh "BEAUTY PAYS Why Attractive People Are More Successful"

Presentation words:
BEAUTY PAYS points out that human beauty is scarce and as such affects outcomes in various markets, including for jobs, spouses and loans. It discusses massive amounts of evidence on the impacts of beauty in these markets examines whether the better treatment of beautiful people arises because they are more productive, or because of discrimination; and it discusses the merits of offering legal protections to bad-looking people.

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Biography:
Daniel S. Hamermesh is Sue Killam Professor in the Foundation of Economics at the University of Texas at Austin and Professor of Labor Economics, Maastricht University. His A.B. is from the University of Chicago (1965), his Ph.D. from Yale (1969). He taught from 1969-73 at Princeton, from 1973-93 at Michigan State. He has held visiting professorships at universities in North America, Europe, Australia and Asia, and lectured at over 200 universities in 47 states and 30 foreign countries. His research, published in nearly 100 refereed papers in scholarly journals, has concentrated on time use, labor demand, social programs, academic labor markets and unusual applications of labor economics (to beauty, sleep and suicide).
Hamermesh is a Fellow of the Econometric Society and the Society of Labor Economists, a Research Associate of the National Bureau of Economic Research and the Forschungsinstitut zur Zukunft der Arbeit (IZA), and Past President of the Society of Labor Economists and of the Midwest Economics Association. His magnum opus, Labor Demand, was published by Princeton University Press in 1993. The same press is publishing his new work, Beauty Pays, in 2011. In 2011 Worth Publishers published the fourth edition of his Economics Is Everywhere, a series of 400 vignettes designed to illustrate the ubiquity of economics in everyday life and how the simple tools in a microeconomics principles class can be used. Current vignettes are included on the New York Times freakonomics blog. His undergraduate teaching has gained him several University-wide teaching awards.
Hamermesh has been married for 45 years to Frances W. Hamermesh, an attorney, and they have two sons. His hobbies include long-distance running, at which his skills are rapidly deteriorating; foreign travel, in which increasing practice has heightened his enjoyment, and playing with his six grandchildren, whom he does not see often enough.
Website : https://webspace.utexas.edu/hamermes/www/

 

24 janvier Michelle Perrot autour de l’ouvrage "La plus belle histoire des femmes" (Seuil, 2011, co-écrit avec S. Agacinski et N. Bacharan)

Présentation du séminaire

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Le groupe « Genre et politique » de l’AFSP poursuit ses activités en 2012 autour d’un séminaire de recherche. Animé par deux politistes, ce séminaire se présente comme un espace de réflexion interdisciplinaire. Son objectif est de constituer une communauté de chercheur-e-s mobilisé(e)s par des problématiques de genre ; il est aussi de créer une synergie par la confrontation de recherches actuelles, qu’elles soient menées par des doctorant(e)s, des jeunes chercheur(e)s ou des chercheur(e)s confirmé(e)s, tant en France qu’à l’étranger. La dimension comparative étant essentielle à la conception du séminaire, celui-ci s’efforcera d’internationaliser les rencontres et les thématiques.
Cette année, les séances, mensuelles, de deux heures, seront principalement consacrées à des ouvrages ou des thèses ayant marqué un renouvellement des travaux portant sur le genre. Le « genre » étant devenu une catégorie très polysémique, les intervenant-e-s sont invité-e-s à « penser » l’utilisation du concept de genre dans leur discipline respective, et donc à expliciter l’usage qu’ils en ont fait dans leur propre recherche.

armelle.chopard@wanadoo.fr / mariette.sineau@sciences-po.fr

17h30-19h30/ 24 janvier 2012 : Sciences Po, (salle Goguel) (4 ét.) 56 rue des Saints-Pères. 75 006 PARIS

Michelle PERROT (historienne)
Autour de l’ouvrage : La plus belle histoire des femmes (Seuil, 2011, co-écrit avec S. Agacinski et N. Bacharan)

Séance co-organisée avec Françoise Milewski et Hélène Périvier tl_files/presage/images/news/assoc genre et pol presage.jpg

 

17 janvier Bruno Perreau " L'adoption et les invraisemblances du genre "

Résumé : L'adoption établit une filiation sans lien biologique entre parents et enfants. Elle constitue ainsi une résistance potentielle au phénomène de biologisation qui caractérise le droit de la famille depuis 1972 en France. Pourtant, l'adoption rend également hommage à la filiation biologique en cherchant à faire "comme si" les parents adoptifs étaient aussi les géniteurs (réécriture de l'état civil de l'enfant, durée de l'agrément de 9 mois, etc.). Avec l'adoption, c'est donc la dimension fictive de toute filiation qui se trouve posée. La croyance en la vérité du droit a toujours nécessité une certaine vraisemblance des pratiques sociales. Dans un contexte de réification du patrimoine bioéthique et, partant, de l'identité nationale, cette vraisemblance cède désormais le pas à une forme de ressemblance voire de similitude. La transmission est ainsi réduite à une forme d'assimilation. Comment penser les rôles parentaux dans un tel contexte et ses nombreuses invraisemblances du point de vue du genre? Cette conférence analysera les débats sur l'homoparenté, l'adoption internationale, la monoparenté et la pluriparenté.

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Biographie : Bruno Perreau est Assistant Professor au Massachusetts Institute of Technology où il enseigne les "French Studies". Il est également Newton Research Fellow en sociologie à l'université de Cambridge et a été membre de l'Institute for Advanced Study à Princeton (2007-2008).
En France, Bruno Perreau a enseigné le droit constitutionnel à l'université Paris XII (2000-2004) et à Sciences Po (2001-2010). Il a ouvert rue Saint-Guillaume plusieurs enseignements électifs sur le genre et la sexualité: en 2005, le cours "Homosexualité et politique" (avec la sociologue Françoise Gaspard) et, en 2008, le cours "Introduction to Gender Studies". En 2009 et 2010, il fait équipe avec la philosophe Emmanuelle Huisman-Perrin dans le cours que cette dernière consacre à "L'identité sexuelle en question". Au printemps 2010, il assure la coordination scientifique de la première Queer Week à Sciences Po.
Bruno Perreau conduit des recherches dans trois principaux champs: les politiques publiques de l'adoption en France, les études gays et lesbiennes et la philosophie communautarienne. Il travaille actuellement à une étude comparée des réseaux Internet de parents adoptifs homosexuels en France, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Bruno Perreau est membre du comité de rédaction de la revue Genre, sexualité et société.
http://gss.revues.org/

 

7 décembre Maxime Forest "The Europeanization of Gender Equality Policies: A Discursive-Sociological Approach"

Résumé: A travers la présentation de la démarche, du champ couvert et des apports de cet ouvrage collectif, le premier consacré aux politiques d’égalité femmes-hommes sous le double éclairage de l’analyse des politiques publiques du genre et des études européennes, cette présentation entend faire dialoguer ces deux champs d’études. Cela, pour mieux se saisir d’un objet commun : l’impact de l’UE sur la formulation et la mise en œuvre des politiques d’égalité femmes-hommes dans l’Europe élargie, ainsi que d’un paradoxe fréquemment mis en évidence : celui d’une divergence accrue des dispositifs législatifs et institutionnels sous l’effet de l’européanisation. A partir du travail empirique réalisé dans le cadre du projet QUING (Quality in Gender+ EqualityPolicies, 6e PCRD), il s’agira notamment de mettre en évidence les différentes trajectoires d’institutionnalisation suivies par ces politiques depuis le milieu des années 1990, et d’interroger le rôle des acteurs politiques, administratifs et non-gouvernementaux dans les « cadrages » souvent divergents du problème de l’inégalité entre hommes et femmes. Ce faisant, à partir du cas des politiques d’égalité, cette présentation argumentera en faveur d’une approche à la fois sociologique et discursive des effets de l’européanisation, qui souligne l’apport des travaux sur le genre à l’analyse des politiques publiques et de la gouvernance en Europe.

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Biographie: Maxime Forest est docteur de l’IEP de Paris, chercheur associé à l’Université Complutense de Madrid et chargé de cours à Paris III et Nice-Sophia Antipolis. Il vient nous présenter son ouvrage The Europeanization of Gender Equality Policies: A Discursive-Sociological Approach (Lombardo, E.; Forest, M., eds, Palgrave MacMillan, 11/2011).

 

3 novembre Amélie Le Renard " Femmes et espaces publics en Arabie Saoudite "

Résumé : Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite, est caractérisée par une séparation entre hommes et femmes plus accentuée que partout ailleurs. Cependant, certaines Saoudiennes sont devenues de plus en plus visibles dans la ville par leurs styles de vie mobiles, professionnels et consuméristes. Quels sont les enjeux politiques et sociaux de l’accès des Saoudiennes aux espaces publics ? Comment s’approprient-elles les espaces ségrégués qui leur sont octroyés ? De quelle manière ces nouveaux styles de vie transforment-ils les normes de genre et les hiérarchies sociales imbriquées de genre, classe et nationalité ? Dans quelle mesure ce processus ouvre-t-il la voie à des protestations des Saoudiennes contre les obstacles qui limitent leur champ des possibles ? Telles sont les questions qu’abordera cette conférence.

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Biographie : Docteure en sociologie politique (CERI-Sciences Po), Amélie Le Renard est depuis la rentrée 2011 chercheuse au CNRS (CMH). Elle est titulaire d’un double master de l’Institut d’études politiques de Paris (2005), d’une licence d’arabe (Paris III-Sorbonne Nouvelle) et d’une licence de persan (INALCO). Entre 2005 et 2010, elle a passé onze mois en Arabie Saoudite pour conduire ses recherches. Elle a été doctorante invitée à l’université de Columbia en 2009 et post-doctorante à la Freie Universität (Berlin) en 2010, puis attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines. Ses recherches actuelles portent sur les politiques d’emploi des femmes en Arabie Saoudite dans le cadre de la « nationalisation des emplois » qui vise à remplacer les travailleurs étrangers par des nationaux.

 

13 septembre Pr Gosta Esping Andersen "What happens to family life when the gender revolution matures? "

Résumé : The first stages of the revolution of women's roles fostered declining fertilityfewer marriages, and considerable marital instability with heightened divorce risks. What we are beginning to see, as the revolution matures, is a clear u-turn in terms of all three keyscomponents of family formation -- especially led by the vaguard of of women's role change.

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Biography: Gosta Esping-Andersen is professor of Sociology at the Universitat Pompeu Fabra where he directs the DEMOSOC research unit. In 2009 he was nominated ICREA-Academia professor.Born in Denmark, he studied economics and sociology at Copenhagen University and at the University of Wisconsin–Madison, where he received his PhD.
His scientific work centres on life course dynamics, social stratification and comparative social policy. Before coming to Pompeu Fabra, he taught at Harvard University, the University of Trento and the European University in Italy. Among his major academic publications are numerous books, including The Three Worlds of Welfare Capitalism (translated into Chinese, Greek, Japanese, Korean and Spanish) for which he was awarded the APSA’s Aaron Wildavsky Enduring Contribution Award in 2005; The Social Foundations of Postindustrial Economies (translated into Italian and Japanese); and, most recently, Trois Lecons sur L’Etat Providence (Paris, Le Seuil). His later book is The incomplete revolution (Polity Press 2009) .

He is a member of the American Academy of Arts and Sciences, Doctor Honoris Causa at Roskilde University, and honorary professor at the University of Aalborg. He is member of the scientific board of numerous scientific institutions including the Danish National Institute for Social Research and the CEACS of the Juan March Institute and IMDEA.

He has been actively engaged in applied policy relevant work for international organizations, including the United Nations, the OECD, ISSA, and the European Union. He participated in the preparation for the EU’s Lisbon Summit in 2000 and co-authored a report on welfare state reform for the Belgian presidency of the EU in 2002. He has been actively involved in the design of early childhood policies in several countries, and is member of EU President Baroso’s social policy advisory group.

 

24 mai Françoise Héritier " Aux origines de l’inégalité entre les sexes : une pensée du monde "

Résumé: Le constat historique et ethnologique est sans appel. Il n'a pas existé et il n'existe pas de sociétés humaines fonctionnant sur la base de l'égalité entre les sexes. Au contraire, on relève en tous lieux, outre les traces visibles de l'infériorité de statut qui en résulte, la marque dans les esprits d'une "valence différentielle des sexes",laquelle non seulement dresse la liste des caractères (aptitudes supposées, comportements, émotions...) classés comme d'essence masculine ou féminine qu'elle oppose, mais de plus accorde la prééminence à ceux qu'elle classe comme masculins. Respect et considération d'un côté, mépris et dénigrement de l'autre sont les marques sociales qui accompagnent ce classement. L'universalité de ce modèle conduit à penser que, comme la prohibition de l'inceste (à laquelle il est lié) il s'agit d'un système intellectuel global d'appréhension du réel, qui fut établi dans les temps de la préhistoire, au Paléolithique, pour penser le monde et fonder une société humaine viable. Modèle (de pensée) archaïque dominant, il a été transmis de génération en génération jusqu'à nous. On cherchera ici à expliquer pourquoi et comment nos lointains ancêtres l'ont mis en place, les raisons de sa force qui expliquent sa transmission aisée, les aggravations qui l'ont transformé en absolue domination masculine, et, pour finir, fondées sur les fragilités inhérentes aux observations originelles, les raisons qui militent pour estimer possible sa progressive et universelle disparition.

 

 

19 avril Eléonore Lépinard " Repenser l'autonomie, réinventer le féminisme "

Résumé: Depuis plusieurs décennies, les mouvements féministes occidentaux se sont focalisés sur la question de l’égalité des sexes. Cet objectif a été poursuivi parfois au détriment d’autres valeurs, pourtant elles aussi centrales au projet féministe, telles que la liberté ou l’autonomie des femmes. Pourtant, dans les conflits qui traversent les mouvances féministes contemporaines (port du voile, prostitution, sexualité, travail, émancipation démocratique), la question de l’autonomie apparaît centrale… et souvent vexatoire. A partir d’une analyse de la controverse lancée par Susan Moller Okin dans son fameux essai « Is Multiculturalism Bad for Women ? », il s’agit de repérer les différentes figures de l’autonomie proposées par les théories féministes libérales, postmodernes et postcoloniales, et leurs implications pour la construction d’un sujet féministe collectif viable. Et si repenser l’autonomie c’était l’avenir du féminisme ?

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Biographie: Eléonore Lépinard est professeure adjointe de science politique à l'Université de Montréal. Après avoir complété un doctorat à l'Ecole des hautes études en sciences sociales elle a été chercheure invitée à l'Université de Rutgers (N.J. USA). Elle a également été chercheuse invitée à Northwestern University (Chicago) et au Centre d'études européennes (Science-po Paris). Son premier livre, L'égalité introuvable, (Presses de sciences po 2007) analyse les mobilisations féministes en faveur de la parité en politique en France et les débats constitutionnels suscités par cette réforme. En retraçant l'histoire de la parité, des instances internationales au Parlement français, elle montre les mécanismes qui ont abouti à l'échec relatif de cette réforme, mais aussi les limites du concept de parité en tant que nouvelle formulation de l'idéal d'égalité des sexes.

Ses recherches actuelles portent sur les transformations des mouvements féministes face au défi du pluralisme. En s'appuyant sur les théories de l'intersectionalité et la théorie politique féministe, elle propose une nouvelle conceptualisation de l'autonomie comme projet politique et nouvel imaginaire féministe. Elle est l'auteure de plusieurs chapitres de livres et d'articles parus entre autre dans les revues Signs, A journal of women in culture and society (2007), American Behavioral Scientist (2010), et la Revue française de science politique (2010). Sa dernière publication en date, Autonomy and the crisis of the feminist subject est à paraître dans Constellations, an International Journal of Critical and Democratic Theory (juin 2011).

 

14 avril Semaine de la Recherche "Comprendre les discriminations entre les femmes et les hommes "

Résumé : Les discriminations de sexe sont ancrées dans nos sociétés. Comment expliquer la persistance de ce phénomène dans des économies capitalistes qui se développent au sein d’un espace démocratique ? Comment les combattre ? Que peuvent les politiques publiques ? Françoise Milewski et Hélène Périvier présentent l’ouvrage collectif qu’elles ont coordonné et qui vient de paraître aux Presses de Sciences Po : « Les discriminations entre les femmes et les hommes ». Il réunit les approches théoriques et empiriques de chercheurs-es issus-es d’horizons divers : philosophie, économie, droit, sociologie, sciences politiques, psychologie, etc.

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Intervenants : Françoise Milewski et Hélène Périvier, OFCE - PRESAGE


 

20 octobre Geneviève Fraisse "La contradiction démocratique d'une société sexuée "

Résumé : Geneviève Fraisse repère les lieux où sont pensés les sexes, dans leur tension, leur décalage, leur disparité, au regard du contemporain démocratique. La démarche qu’elle propose est à l'inverse des interrogations critiques sur l'identité et la définition : il ne s’agit pas de dire ce qu’il en est du sexe et du genre, mais de déceler ce qui surgit dans la pensée quand égalité et liberté révèlent des enjeux sexués dans la politique et la création, l’économique et le corps, la pensée et l’agir.

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Biographie : Geneviève Fraisse est philosophe, directrice de recherche au CNRS. Elle a été invitée à l’Institute for Advanced Study de Princeton, USA (1990-1991), et a été visiting professor à Rutgers University, USA (2000 et 2002) Elle a également occupé la fonction de déléguée interministérielle aux droits des femmes auprès du Premier Ministre (1997-1998), ainsi que celle de députée européenne (1999-2004). Ses recherches portent notament sur la controverse des sexes d’un point devue épistémologique et politique .

 

Bibliographies:

  • A côté du genre, à paraître, Le Bord de l'eau,  novembre 2010 ;  
  • Du Consentement, Seuil, Collection Non Conforme, 2007;  
  • Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence des sexes, Alinea, (rééd. Gallimard, Coll. Folio 1995), 1989;
  • Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains, 1979 rééd. 2009 Le Bord de l'eau.
 

27 mai Nancy Fraser "Les ambivalences du féminisme dans la crise du capitalisme :entre marchandisation, protection sociale et émancipation "

Résumé : Nancy Fraser présentera ses dernières réflexions sur les perspectives du féminisme dans le cadre de la crise actuelle du capitalisme néolibéral. En se fondant sur les théories des relations entre le marché et les institutions sociales, elle élargit les analyses du conflit entre marchandisation et protection sociale en intégrant un troisième axe : l’émancipation. Le triptyque ainsi constitué permet de surmonter les ambivalences du féminisme, dont les réflexions ont été souvent instrumentalisées par le néolibéralisme triomphant. La réappropriation d’une protection sociale définie par des objectifs démocratiques donc participatifs, non hiérarchiques donc non oppressifs, ouvre ainsi la voie à la définition d’une nouvelle politique féministe.

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Biographie : Elle enseigne la philosophie et les sciences politiques et sociales à la New School University de New York, où elle dirige le département de philosophie. Mondialement reconnue pour ses travaux de philosophie critique et ses apports aux théories de la justice, elle contribue à renouveler la théorie féministe.

Parmi ses récentes publications :

  • Feminism, Capitalism and the Cunning of History, New Left Review 56, Mars-Avril 2009.
  • Scales of Justice: Reimagining Political Space in a Globalizing World, 2008.
  • Un ouvrage sur l’« Abnormal Justice » est en préparation.
 
 
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Il n'y a pas d'événements.
la bibliothèque Marguerite Durand organise une rencontre avec les auteur-e-s de la collection « Archives du féminisme » 23-05-2013 (18:00)

La bibliothèque Marguerite Durand a le plaisir de vous inviter à la rencontre qu’elle organise le jeudi 23 mai 2013 à 18 heures, avec les auteur-e-s des dernières publications de la collection « Archives du féminisme » (Presses universitaires de Rennes) : Christine BARD, Anne-Sarah BOUGLE-MOALIC, Bibia PAVARD et Alban JACQUEMART