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6 mars 2012 colloque GDF Suez -PRESAGE « Égalité femmes - hommes et partage du pouvoir économique »
A l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, Valérie Bernis, Directrice Générale Adjointe de GDF SUEZ, vous invite à participer au colloque :« Égalité femmes - hommes et partage du pouvoir économique » qui se tient à Sciences Po, le 6 mars 2012 à dès 8h30 (27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris) en Amphithéâtre Boutmy.
Ce colloque, organisé par PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des Savoirs sur le Genre, s’inscrit dans le cadre du partenariat signé avec GDF Suez en septembre 2011. Son but est de faire progresser la recherche sur le genre et de diffuser les savoirs
9h - 9h15 Mot d’ouverture :
- Richard Descoings, directeur, Sciences Po et administrateur, FNSP
- Françoise Milewski, économiste, OFCE, co-responsable de PRESAGE
- Hélène Périvier, économiste, OFCE, co-responsable de PRESAGE
9h15-10h30 Conférence de
- Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche, CNRS « L’année 2011 : un laboratoire du féminisme»
10h30-11h00 Pause
11h00-12h30 Table-ronde économique
- Modératrice: Isabelle Germain, journaliste – fondatrice, Les Nouvelles News
Discutantes :
- Réjane Sénac, chargée de recherche CNRS, CEVIPOF
- Brigitte Grésy, experte des politiques publiques d’égalité et membre de l’Observatoire de la parité
- Ariane Pailhé, directrice de recherche, INED
12h30-12h45 Mot de clôture
- Valérie Bernis, Directrice Générale Adjointe, GDF SUEZ
7 février Brigitte Grésy « Égalité professionnelle et parentalité : le pacte introuvable ? »
Résumé:
L’inégal partage du temps parental et des tâches domestiques constitue le noyau dur de l’inégalité professionnelle car le mouvement de déspécialisation des rôles continue de se faire en sens unique : très fort pour les femmes qui sont entrées en masse, depuis les années 70, sur le marché du travail, très faible pour les hommes dans leurs incursions dans la sphère privée. La recherche de l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales et professionnelles pose la question de la participation des pères salariés au travail domestique et au soin des enfants, ce qu’on appelle plus précisément, en Europe, le « care ». Elle s’inscrit dans un contexte économique et social en pleine mutation qui transforme les enjeux liés à la parentalité.
Biographie :
Agrégée de grammaire, Brigitte Grésy enseigne quelques années avant de rejoindre le ministère de l’Industrie, à sa sortie de l’Ecole nationale d’administration où elle fut notamment directrice de cabinet du directeur des stratégies industrielles. Elle se consacre ensuite pendant dix ans aux questions de l’égalité entre les hommes et les femmes, d’abord comme chef de service du service des droits des femmes et de l’égalité puis comme directrice de cabinet de la ministre en charge de ces questions. Nommée inspectrice générale des affaires sociales, elle a été chargée par les ministres de l’égalité de l’élaboration de quatre rapports, l’image des femmes dans les médias en 2008, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en 2009, l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et familiales en 2011 et le bilan de l’autorégulation des médias pour faire progresser la place des femmes expertes en 2011. Elle est vice présidente et rapporteure de la commission sur l’image des femmes dans les medias et membre de l’Observatoire de la parité. Elle a publié chez Albin Michel, en 2009, « petit traité contre le sexisme ordinaire ».
2 février Daniel Hamermesh "BEAUTY PAYS Why Attractive People Are More Successful"
Presentation words:
BEAUTY PAYS points out that human beauty is scarce and as such affects outcomes in various markets, including for jobs, spouses and loans. It discusses massive amounts of evidence on the impacts of beauty in these markets examines whether the better treatment of beautiful people arises because they are more productive, or because of discrimination; and it discusses the merits of offering legal protections to bad-looking people.
Biography:
Daniel S. Hamermesh is Sue Killam Professor in the Foundation of Economics at the University of Texas at Austin and Professor of Labor Economics, Maastricht University. His A.B. is from the University of Chicago (1965), his Ph.D. from Yale (1969). He taught from 1969-73 at Princeton, from 1973-93 at Michigan State. He has held visiting professorships at universities in North America, Europe, Australia and Asia, and lectured at over 200 universities in 47 states and 30 foreign countries. His research, published in nearly 100 refereed papers in scholarly journals, has concentrated on time use, labor demand, social programs, academic labor markets and unusual applications of labor economics (to beauty, sleep and suicide).
Hamermesh is a Fellow of the Econometric Society and the Society of Labor Economists, a Research Associate of the National Bureau of Economic Research and the Forschungsinstitut zur Zukunft der Arbeit (IZA), and Past President of the Society of Labor Economists and of the Midwest Economics Association. His magnum opus, Labor Demand, was published by Princeton University Press in 1993. The same press is publishing his new work, Beauty Pays, in 2011. In 2011 Worth Publishers published the fourth edition of his Economics Is Everywhere, a series of 400 vignettes designed to illustrate the ubiquity of economics in everyday life and how the simple tools in a microeconomics principles class can be used. Current vignettes are included on the New York Times freakonomics blog. His undergraduate teaching has gained him several University-wide teaching awards.
Hamermesh has been married for 45 years to Frances W. Hamermesh, an attorney, and they have two sons. His hobbies include long-distance running, at which his skills are rapidly deteriorating; foreign travel, in which increasing practice has heightened his enjoyment, and playing with his six grandchildren, whom he does not see often enough.
Website : https://webspace.utexas.edu/hamermes/www/
24 janvier Michelle Perrot autour de l’ouvrage "La plus belle histoire des femmes" (Seuil, 2011, co-écrit avec S. Agacinski et N. Bacharan)
Présentation du séminaire
Le groupe « Genre et politique » de l’AFSP poursuit ses activités en 2012 autour d’un séminaire de recherche. Animé par deux politistes, ce séminaire se présente comme un espace de réflexion interdisciplinaire. Son objectif est de constituer une communauté de chercheur-e-s mobilisé(e)s par des problématiques de genre ; il est aussi de créer une synergie par la confrontation de recherches actuelles, qu’elles soient menées par des doctorant(e)s, des jeunes chercheur(e)s ou des chercheur(e)s confirmé(e)s, tant en France qu’à l’étranger. La dimension comparative étant essentielle à la conception du séminaire, celui-ci s’efforcera d’internationaliser les rencontres et les thématiques.
Cette année, les séances, mensuelles, de deux heures, seront principalement consacrées à des ouvrages ou des thèses ayant marqué un renouvellement des travaux portant sur le genre. Le « genre » étant devenu une catégorie très polysémique, les intervenant-e-s sont invité-e-s à « penser » l’utilisation du concept de genre dans leur discipline respective, et donc à expliciter l’usage qu’ils en ont fait dans leur propre recherche.
armelle.chopard@wanadoo.fr / mariette.sineau@sciences-po.fr
17h30-19h30/ 24 janvier 2012 : Sciences Po, (salle Goguel) (4 ét.) 56 rue des Saints-Pères. 75 006 PARIS
Michelle PERROT (historienne)
Autour de l’ouvrage : La plus belle histoire des femmes (Seuil, 2011, co-écrit avec S. Agacinski et N. Bacharan)
Séance co-organisée avec Françoise Milewski et Hélène Périvier ![]()
17 janvier Bruno Perreau " L'adoption et les invraisemblances du genre "
Résumé : L'adoption établit une filiation sans lien biologique entre parents et enfants. Elle constitue ainsi une résistance potentielle au phénomène de biologisation qui caractérise le droit de la famille depuis 1972 en France. Pourtant, l'adoption rend également hommage à la filiation biologique en cherchant à faire "comme si" les parents adoptifs étaient aussi les géniteurs (réécriture de l'état civil de l'enfant, durée de l'agrément de 9 mois, etc.). Avec l'adoption, c'est donc la dimension fictive de toute filiation qui se trouve posée. La croyance en la vérité du droit a toujours nécessité une certaine vraisemblance des pratiques sociales. Dans un contexte de réification du patrimoine bioéthique et, partant, de l'identité nationale, cette vraisemblance cède désormais le pas à une forme de ressemblance voire de similitude. La transmission est ainsi réduite à une forme d'assimilation. Comment penser les rôles parentaux dans un tel contexte et ses nombreuses invraisemblances du point de vue du genre? Cette conférence analysera les débats sur l'homoparenté, l'adoption internationale, la monoparenté et la pluriparenté.
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Biographie : Bruno Perreau est Assistant Professor au Massachusetts Institute of Technology où il enseigne les "French Studies". Il est également Newton Research Fellow en sociologie à l'université de Cambridge et a été membre de l'Institute for Advanced Study à Princeton (2007-2008).
En France, Bruno Perreau a enseigné le droit constitutionnel à l'université Paris XII (2000-2004) et à Sciences Po (2001-2010). Il a ouvert rue Saint-Guillaume plusieurs enseignements électifs sur le genre et la sexualité: en 2005, le cours "Homosexualité et politique" (avec la sociologue Françoise Gaspard) et, en 2008, le cours "Introduction to Gender Studies". En 2009 et 2010, il fait équipe avec la philosophe Emmanuelle Huisman-Perrin dans le cours que cette dernière consacre à "L'identité sexuelle en question". Au printemps 2010, il assure la coordination scientifique de la première Queer Week à Sciences Po.
Bruno Perreau conduit des recherches dans trois principaux champs: les politiques publiques de l'adoption en France, les études gays et lesbiennes et la philosophie communautarienne. Il travaille actuellement à une étude comparée des réseaux Internet de parents adoptifs homosexuels en France, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Bruno Perreau est membre du comité de rédaction de la revue Genre, sexualité et société.
http://gss.revues.org/
7 décembre Maxime Forest "The Europeanization of Gender Equality Policies: A Discursive-Sociological Approach"
Résumé: A travers la présentation de la démarche, du champ couvert et des apports de cet ouvrage collectif, le premier consacré aux politiques d’égalité femmes-hommes sous le double éclairage de l’analyse des politiques publiques du genre et des études européennes, cette présentation entend faire dialoguer ces deux champs d’études. Cela, pour mieux se saisir d’un objet commun : l’impact de l’UE sur la formulation et la mise en œuvre des politiques d’égalité femmes-hommes dans l’Europe élargie, ainsi que d’un paradoxe fréquemment mis en évidence : celui d’une divergence accrue des dispositifs législatifs et institutionnels sous l’effet de l’européanisation. A partir du travail empirique réalisé dans le cadre du projet QUING (Quality in Gender+ EqualityPolicies, 6e PCRD), il s’agira notamment de mettre en évidence les différentes trajectoires d’institutionnalisation suivies par ces politiques depuis le milieu des années 1990, et d’interroger le rôle des acteurs politiques, administratifs et non-gouvernementaux dans les « cadrages » souvent divergents du problème de l’inégalité entre hommes et femmes. Ce faisant, à partir du cas des politiques d’égalité, cette présentation argumentera en faveur d’une approche à la fois sociologique et discursive des effets de l’européanisation, qui souligne l’apport des travaux sur le genre à l’analyse des politiques publiques et de la gouvernance en Europe.
Biographie: Maxime Forest est docteur de l’IEP de Paris, chercheur associé à l’Université Complutense de Madrid et chargé de cours à Paris III et Nice-Sophia Antipolis. Il vient nous présenter son ouvrage The Europeanization of Gender Equality Policies: A Discursive-Sociological Approach (Lombardo, E.; Forest, M., eds, Palgrave MacMillan, 11/2011).
3 novembre Amélie Le Renard " Femmes et espaces publics en Arabie Saoudite "
Résumé : Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite, est caractérisée par une séparation entre hommes et femmes plus accentuée que partout ailleurs. Cependant, certaines Saoudiennes sont devenues de plus en plus visibles dans la ville par leurs styles de vie mobiles, professionnels et consuméristes. Quels sont les enjeux politiques et sociaux de l’accès des Saoudiennes aux espaces publics ? Comment s’approprient-elles les espaces ségrégués qui leur sont octroyés ? De quelle manière ces nouveaux styles de vie transforment-ils les normes de genre et les hiérarchies sociales imbriquées de genre, classe et nationalité ? Dans quelle mesure ce processus ouvre-t-il la voie à des protestations des Saoudiennes contre les obstacles qui limitent leur champ des possibles ? Telles sont les questions qu’abordera cette conférence.
Biographie : Docteure en sociologie politique (CERI-Sciences Po), Amélie Le Renard est depuis la rentrée 2011 chercheuse au CNRS (CMH). Elle est titulaire d’un double master de l’Institut d’études politiques de Paris (2005), d’une licence d’arabe (Paris III-Sorbonne Nouvelle) et d’une licence de persan (INALCO). Entre 2005 et 2010, elle a passé onze mois en Arabie Saoudite pour conduire ses recherches. Elle a été doctorante invitée à l’université de Columbia en 2009 et post-doctorante à la Freie Universität (Berlin) en 2010, puis attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines. Ses recherches actuelles portent sur les politiques d’emploi des femmes en Arabie Saoudite dans le cadre de la « nationalisation des emplois » qui vise à remplacer les travailleurs étrangers par des nationaux.
13 septembre Pr Gosta Esping Andersen "What happens to family life when the gender revolution matures? "
Résumé : The first stages of the revolution of women's roles fostered declining fertilityfewer marriages, and considerable marital instability with heightened divorce risks. What we are beginning to see, as the revolution matures, is a clear u-turn in terms of all three keyscomponents of family formation -- especially led by the vaguard of of women's role change.
Biography: Gosta Esping-Andersen is professor of Sociology at the Universitat Pompeu Fabra where he directs the DEMOSOC research unit. In 2009 he was nominated ICREA-Academia professor.Born in Denmark, he studied economics and sociology at Copenhagen University and at the University of Wisconsin–Madison, where he received his PhD.
His scientific work centres on life course dynamics, social stratification and comparative social policy. Before coming to Pompeu Fabra, he taught at Harvard University, the University of Trento and the European University in Italy. Among his major academic publications are numerous books, including The Three Worlds of Welfare Capitalism (translated into Chinese, Greek, Japanese, Korean and Spanish) for which he was awarded the APSA’s Aaron Wildavsky Enduring Contribution Award in 2005; The Social Foundations of Postindustrial Economies (translated into Italian and Japanese); and, most recently, Trois Lecons sur L’Etat Providence (Paris, Le Seuil). His later book is The incomplete revolution (Polity Press 2009) .
He is a member of the American Academy of Arts and Sciences, Doctor Honoris Causa at Roskilde University, and honorary professor at the University of Aalborg. He is member of the scientific board of numerous scientific institutions including the Danish National Institute for Social Research and the CEACS of the Juan March Institute and IMDEA.
He has been actively engaged in applied policy relevant work for international organizations, including the United Nations, the OECD, ISSA, and the European Union. He participated in the preparation for the EU’s Lisbon Summit in 2000 and co-authored a report on welfare state reform for the Belgian presidency of the EU in 2002. He has been actively involved in the design of early childhood policies in several countries, and is member of EU President Baroso’s social policy advisory group.
24 mai Françoise Héritier " Aux origines de l’inégalité entre les sexes : une pensée du monde "
Résumé: Le constat historique et ethnologique est sans appel. Il n'a pas existé et il n'existe pas de sociétés humaines fonctionnant sur la base de l'égalité entre les sexes. Au contraire, on relève en tous lieux, outre les traces visibles de l'infériorité de statut qui en résulte, la marque dans les esprits d'une "valence différentielle des sexes",laquelle non seulement dresse la liste des caractères (aptitudes supposées, comportements, émotions...) classés comme d'essence masculine ou féminine qu'elle oppose, mais de plus accorde la prééminence à ceux qu'elle classe comme masculins. Respect et considération d'un côté, mépris et dénigrement de l'autre sont les marques sociales qui accompagnent ce classement. L'universalité de ce modèle conduit à penser que, comme la prohibition de l'inceste (à laquelle il est lié) il s'agit d'un système intellectuel global d'appréhension du réel, qui fut établi dans les temps de la préhistoire, au Paléolithique, pour penser le monde et fonder une société humaine viable. Modèle (de pensée) archaïque dominant, il a été transmis de génération en génération jusqu'à nous. On cherchera ici à expliquer pourquoi et comment nos lointains ancêtres l'ont mis en place, les raisons de sa force qui expliquent sa transmission aisée, les aggravations qui l'ont transformé en absolue domination masculine, et, pour finir, fondées sur les fragilités inhérentes aux observations originelles, les raisons qui militent pour estimer possible sa progressive et universelle disparition.
19 avril Eléonore Lépinard " Repenser l'autonomie, réinventer le féminisme "
Résumé: Depuis plusieurs décennies, les mouvements féministes occidentaux se sont focalisés sur la question de l’égalité des sexes. Cet objectif a été poursuivi parfois au détriment d’autres valeurs, pourtant elles aussi centrales au projet féministe, telles que la liberté ou l’autonomie des femmes. Pourtant, dans les conflits qui traversent les mouvances féministes contemporaines (port du voile, prostitution, sexualité, travail, émancipation démocratique), la question de l’autonomie apparaît centrale… et souvent vexatoire. A partir d’une analyse de la controverse lancée par Susan Moller Okin dans son fameux essai « Is Multiculturalism Bad for Women ? », il s’agit de repérer les différentes figures de l’autonomie proposées par les théories féministes libérales, postmodernes et postcoloniales, et leurs implications pour la construction d’un sujet féministe collectif viable. Et si repenser l’autonomie c’était l’avenir du féminisme ?
Biographie: Eléonore Lépinard est professeure adjointe de science politique à l'Université de Montréal. Après avoir complété un doctorat à l'Ecole des hautes études en sciences sociales elle a été chercheure invitée à l'Université de Rutgers (N.J. USA). Elle a également été chercheuse invitée à Northwestern University (Chicago) et au Centre d'études européennes (Science-po Paris). Son premier livre, L'égalité introuvable, (Presses de sciences po 2007) analyse les mobilisations féministes en faveur de la parité en politique en France et les débats constitutionnels suscités par cette réforme. En retraçant l'histoire de la parité, des instances internationales au Parlement français, elle montre les mécanismes qui ont abouti à l'échec relatif de cette réforme, mais aussi les limites du concept de parité en tant que nouvelle formulation de l'idéal d'égalité des sexes.
Ses recherches actuelles portent sur les transformations des mouvements féministes face au défi du pluralisme. En s'appuyant sur les théories de l'intersectionalité et la théorie politique féministe, elle propose une nouvelle conceptualisation de l'autonomie comme projet politique et nouvel imaginaire féministe. Elle est l'auteure de plusieurs chapitres de livres et d'articles parus entre autre dans les revues Signs, A journal of women in culture and society (2007), American Behavioral Scientist (2010), et la Revue française de science politique (2010). Sa dernière publication en date, Autonomy and the crisis of the feminist subject est à paraître dans Constellations, an International Journal of Critical and Democratic Theory (juin 2011).
14 avril Semaine de la Recherche "Comprendre les discriminations entre les femmes et les hommes "
Résumé : Les discriminations de sexe sont ancrées dans nos sociétés. Comment expliquer la persistance de ce phénomène dans des économies capitalistes qui se développent au sein d’un espace démocratique ? Comment les combattre ? Que peuvent les politiques publiques ? Françoise Milewski et Hélène Périvier présentent l’ouvrage collectif qu’elles ont coordonné et qui vient de paraître aux Presses de Sciences Po : « Les discriminations entre les femmes et les hommes ». Il réunit les approches théoriques et empiriques de chercheurs-es issus-es d’horizons divers : philosophie, économie, droit, sociologie, sciences politiques, psychologie, etc.
Intervenants : Françoise Milewski et Hélène Périvier, OFCE - PRESAGE
20 octobre Geneviève Fraisse "La contradiction démocratique d'une société sexuée "
Résumé : Geneviève Fraisse repère les lieux où sont pensés les sexes, dans leur tension, leur décalage, leur disparité, au regard du contemporain démocratique. La démarche qu’elle propose est à l'inverse des interrogations critiques sur l'identité et la définition : il ne s’agit pas de dire ce qu’il en est du sexe et du genre, mais de déceler ce qui surgit dans la pensée quand égalité et liberté révèlent des enjeux sexués dans la politique et la création, l’économique et le corps, la pensée et l’agir.
Biographie : Geneviève Fraisse est philosophe, directrice de recherche au CNRS. Elle a été invitée à l’Institute for Advanced Study de Princeton, USA (1990-1991), et a été visiting professor à Rutgers University, USA (2000 et 2002) Elle a également occupé la fonction de déléguée interministérielle aux droits des femmes auprès du Premier Ministre (1997-1998), ainsi que celle de députée européenne (1999-2004). Ses recherches portent notament sur la controverse des sexes d’un point devue épistémologique et politique .
Bibliographies:
- A côté du genre, à paraître, Le Bord de l'eau, novembre 2010 ;
- Du Consentement, Seuil, Collection Non Conforme, 2007;
- Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence des sexes, Alinea, (rééd. Gallimard, Coll. Folio 1995), 1989;
- Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains, 1979 rééd. 2009 Le Bord de l'eau.
27 mai Nancy Fraser "Les ambivalences du féminisme dans la crise du capitalisme :entre marchandisation, protection sociale et émancipation "
Résumé : Nancy Fraser présentera ses dernières réflexions sur les perspectives du féminisme dans le cadre de la crise actuelle du capitalisme néolibéral. En se fondant sur les théories des relations entre le marché et les institutions sociales, elle élargit les analyses du conflit entre marchandisation et protection sociale en intégrant un troisième axe : l’émancipation. Le triptyque ainsi constitué permet de surmonter les ambivalences du féminisme, dont les réflexions ont été souvent instrumentalisées par le néolibéralisme triomphant. La réappropriation d’une protection sociale définie par des objectifs démocratiques donc participatifs, non hiérarchiques donc non oppressifs, ouvre ainsi la voie à la définition d’une nouvelle politique féministe.
Biographie : Elle enseigne la philosophie et les sciences politiques et sociales à la New School University de New York, où elle dirige le département de philosophie. Mondialement reconnue pour ses travaux de philosophie critique et ses apports aux théories de la justice, elle contribue à renouveler la théorie féministe.
Parmi ses récentes publications :
- Feminism, Capitalism and the Cunning of History, New Left Review 56, Mars-Avril 2009.
- Scales of Justice: Reimagining Political Space in a Globalizing World, 2008.
- Un ouvrage sur l’« Abnormal Justice » est en préparation.
