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La place des femmes au CNRS
Les femmes dans les printemps arabes
jeudi 12 avril 2012
Conférence donnée dans le cadre de la Semaine arabe 2012 à l'ENS. L'édition 2012, organisée par Houda Ayoub, directrice du département ECLA et les élèves arabisants, a porté sur "Les printemps arabes ".
Table ronde de clôture de la Semaine arabe sur le rôle et la place des femmes dans les mouvements de contestation lors des "printemps arabes".
Auteur(s) :
Ismaîl Gameela , journaliste
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Karman Tawakkul, journaliste
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Mahmoud Fatima, poète / journaliste
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Yazbek Samar, écrivaine
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Appréhender une vie : une confrontation avec la reconnaissance
Butler Judith, Professeur (Université de Berkeley)
Dans cette première conférence, Judith Butler met en œuvre une interrogation complexe du concept de reconnaissance (Hegel, Foucault, Axel Honneth) pour montrer que la reconnaissance est moins affaire de lutte de personnes ou de consciences que motivée par les "cadres" épistémologiques qui la rendent possible, la délimitent et la distribuent de façon inégale entre les êtres. Le deuil – la possibilité de pleurer une vie qui s’en va – en constitue un critère premier : toutes les vies ne sont pas également reconnues comme dignes d’être pleurées. À l’encontre de ces "cadres de reconnaissance", toujours limitatifs et sources d’inégalité, Butler met en avant une condition universelle de toute vie humaine : sa "précarité". Toute vie humaine est placée sous le signe de l’interdépendance à l’égard des autres, et cette vulnérabilité doit être reconnue pour qu’une vie soit vécue.
Répondants par ordre de prise de parole :
– Étienne Balibar, professeur émérite à l’université Paris X-Nanterre et professeur à l’université d’Irvine (Californie), auteur de très nombreux ouvrages dont Très loin et tout près (Fayard, 2007) sur la notion de frontière à l’époque de la mondialisation ;
– Marie Gaille, chercheur CNRS au Centre de recherche, sens, éthique, société (CERSES, Paris V), spécialiste d’éthique et politique de la santé, notamment des questions de reconnaissance de la vie et de la maladie, domaine dans lequel elle a publié de nombreux articles ;
– Guillaume Le Blanc, professeur de philosophie à l’université Bordeaux III, qui a dirigé et contribué à un ouvrage collectif sur l’œuvre de Judith Butler (Judith Butler, Troubles dans le genre, trouble dans le sujet, PUF, 2009) et qui s’intéresse depuis plusieurs années aux questions de précarité et d’identité dans la société contemporaine.
Enjeux de genre et féminisme dans la Suède contemporaine
Elysabeth Elgan (Université de Stockholm)
29 mars 2011
Le département d’histoire de l’ENS et L’Institut Emilie du Châtelet ont le plaisir de vous convier à la conférence de Mme Elisabeth Elgan (Professeur à l’université de Stockholm et professeur invité à l’ENS) La Suède se place régulièrement en très bonne position dans les évaluations internationales en ce qui concerne l’égalité de genre et est souvent citée en exemple. Mais quelles sont les limites de cette égalité ? Quels sont les enjeux de genre en Suède aujourd’hui ? Et quelles sont les réponses du féminisme ? Elisabeth Elgan est historienne, spécialiste de l’histoire politique dans une perspective de genre. De 2004 à 2009 elle a dirigé le premier centre de recherche sur l’histoire du temps présent en Suède. Elle termine actuellement une recherche sur le mouvement féministe des années 1970 et en commence une autre sur les origines internationales des politiques gouvernementales d’égalité des chances. Elle enseigne depuis 2010 à l’Université de Stockholm. Elle est également depuis 2010 la présidente de l’Association Historique Suédoise. En français elle a publié notamment « Le succès politique des femmes nordiques » dans la Nouvelle encyclopédie politique et historique des femmes sous la direction de Christine Fauré (2010). L’INSTITUT ÉMILIE DU CHATELET pour le développement et la diffusion des recherches sur les femmes, le sexeet le genre a été créé en 2006 sousl’impulsion de la Région Île-de-France quireconnaît les problématiques du genrecomme un « Domaine d’Intérêt Majeur ».Structuré en Fédération de Rechercheet abrité par le Muséum nationald’Histoire naturelle, l’IEC propose desallocations de recherche, une aideaux manifestations scientifiques et unséminaire « Sexe et genre ». Les Assisesde l’égalité annuelles et les conférencesmensuelles organisées par l’IEC sontdisponibles sur son site www.mnhn.fr/iec.
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En finir avec le plafond de verre : les inégalités hommes-femmes dans le monde de l’entreprise
Sophie Pochic (CNRS, CMH)
Alors que la réussite scolaire et professionnelle des jeunes femmes est très importante, et qu’on assiste à une forte féminisation de la catégorie des cadres, les femmes ne parviennent toujours pas à accéder aux postes les plus hauts dans la hiérarchie des entreprises, c’est-à-dire les postes de direction à très hautes responsabilités. Le plafond de verre, qui symbolise cette barrière à l’entrée du top management, est au cœur de l’enquête sur les inégalités hommes/femmes dans l’entreprise conduite par Sophie Pochic, en collaboration avec Cécile Guillaume.
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L’économie politique des inégalités
Séance plénnière d’ouverture du Forum de la régulation 2003.
Président de séance : Isabelle Laudier, Institut Caisse des dépôts pour la recherche économique et sociale et Robert Boyer (EHESS, Cepremap), président Recherche et Régulations.
Intervenants : Christian Baudelot (ENS, Laboratoire de sciences sociales), Jacques Freyssinet (Paris I, CEE), Eric Maurin (INSEE) et Thomas Piketty (EHESS, Cepremap).
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Détermination du sexe : comment et pourquoi
Marc Fellous (hôpital Cochin-univ. Paris VII)
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Égalité des sexes et développement économique
Esther Duflo (MIT, Cambridge MA)
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Femmes : combats et débats. Quel avenir pour le féminisme aujourd’hui ?
Éric Fassin (ENS)
Séance du cycle Actualité politique du genre
Depuis Denis Diderot qui définissait la femme dans son Encyclopédie comme « la femelle de l’homme », la condition féminine a connu des évolutions spectaculaires. Les luttes menées pendant le XXe siècle sur le plan social, économique et politique font qu’on retrouve aujourd’hui les femmes hautement qualifiées, actives et autonomes. Mais malgré cette émancipation formidable, il suffit de jeter un coup d’oeil à la répartition des tâches domestiques ou à la représentation politique pour voir que des inégalités perdurent. Le combat des femmes n’est donc toujours pas arrivé à son terme : comme le souligne l’historienne Michelle Perrot « les chemins qui mènent vers l’égalité sont interminables :»... Le dossier préparé par Kinga Igloi et Irène Favier pour accompagner la conférence d’Éric Fassin retrace le chemin parcouru par le mouvement des femmes au cours des siècles et essaye de montrer les enjeux des débats actuels. Les deux premières parties tracent une rétrospective historique et politique des combats des femmes. Les deux parties suivantes font le point sur les courants féministes contemporains et présentent les débats actuels sur les questions de genre ou « gender studies ».
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Les femmes dans les sciences : pourquoi sont-elles si peu nombreuses ?
Petra Rudolf (Groningen)
1er février 2010
Les femmes exercent-elles leur métier de chercheur différemment des hommes ? La productivité des femmes chercheurs est-elle jugée de la même façon que celle de leurs collègues masculins ? Les femmes évaluent-elles le succès scientifique d’une façon différente ? J’apporterai une réponse à ces trois questions en m’appuyant sur des études comparatives réalisées en Europe, aux États-Unis et au Japon. Ces études concernent le processus d’évaluation des publications par les pairs, le nombre d’articles publiés par les chercheurs hommes et femmes, et leur comportement pendant les entretiens de sélection. J’aborderai la façon dont les femmes scientifiques se considèrent elles-mêmes et la façon dont elles sont considérées, ainsi que les différences d’interaction entre les environnements familial et professionnel pour chacun des scientifiques des deux sexes. À la lumière des tendances qui se dégagent de ces études, je proposerai aussi quelques mesures pour passer, après la prise de conscience, aux actes qui favorisent la parité hommes-femmes dans le monde de la recherche.
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Les Femmes en Iran et dans le Golfe
Azadeh Kian-Thiébaut (univ. Paris VII)
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Égalité et amour à la fin des Noces de Figaro : constituer les émotions démocratiques
Martha Nussbaum (Chicago)
6 juin 2009
(Conférence organisée en collaboration avec l’université d’Amiens.)
À partir d’analyses textuelles et musicales de plusieurs airs de l’opéra de Mozart (l’air du Comte, le premier air de Figaro, le duo de Suzanne et de la Comtesse), Martha Nussbaum en propose une lecture basée sur l’approche des genres et souligne le changement de régime des émotions entre les couples masculins (Figaro, le Comte) et féminins (Suzanne, la Comtesse) : aux mots d’ordre d’honneur, de possession et de hiérarchie des premiers répondent les mélodies légères, fraternelles et égalitaires des secondes. Par la victoire des femmes, qui est aussi une victoire de l’amour, cet opéra de 1786 annonce le changement de régime prochain. Le personnage de Chérubin, homme élevé parmi les femmes et chantre de l’amour, serait l’incarnation d’une nouvelle masculinité, propre à un régime réciproque et égalitaire.
Répondantes par ordre de prise de parole :
– Monique Canto-Sperber, directrice de l’ENS, spécialiste de philosophie morale et de philosophie grecque, qui a dirigé le Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale (PUF, 1996–2004) et est notamment l’auteur de L’inquiétude morale et la Vie humaine (PUF, 2001), Le Bien, la Guerre et la Terreur (Plon, 2005) et Que peut l’éthique face à l’homme qui vient ? (Textuel, 2008).
– Sandra Laugier, professeur à l’université d’Amiens, spécialiste de philosophie américaine et de philosophie morale, qui a notamment co-dirigé un ouvrage collectif sur l’autonomie en philosophie contemporaine (Penser l’autonomie, PUF, 2008) et Éthique, littérature, vie humaine (PUF, 2006). Elle a également contribué à introduire les problématiques du care en France.
– Catherine Larrère, professeur à l’université Paris I, spécialiste de philosophie morale et politique, de Montesquieu et des éthiques et politiques de l’environnement, qui a notamment publié une édition des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence de Montesquieu (Gallimard, 2008), Trois essais sur l’éthique économique et sociale (Quae, 2001) et Du bon usage de la nature : Pour une philosophie de l’environnement (Aubier, 1998).
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Table ronde : Simone Weil, l’existentialisme et le personnalisme
Robert Chenavier (Assoc. Simone Weil), André Devaux (philosophe) et Geneviève Fraisse (CNRS)
Colloque organisé les 15 et 16 mai 2009 à l’École normale supérieure par le Centre international d’étude de la philosophie française contemporaine (CIEPFC, ENS) et l’Association pour l’étude de la pensée de Simone Weil, avec le soutien de l’Université catholique de Lyon.
On ne peut comprendre ni Simone Weil sans la philosophie, ni la philosophie du XXe siècle – et pas seulement en France – sans Simone Weil. Telle est la double hypothèse de ce colloque qui se tient à la charnière des célébrations du centenaire de sa naissance, en 2009. Qu’il s’agisse du mysticisme, de l’action politique et des autres aspects qui frappent tous ses lecteurs dans sa vie et son œuvre, aucun ne peut se comprendre chez Simone Weil sans la philosophie, à la fois dans sa dimension éternelle et dans la nouveauté qui est celle de sa pensée. C’est ce qui assure aussi sa place – centrale – dans le siècle, dans tous les domaines, de la métaphysique à la politique, selon le parcours de nos deux journées, lequel passe aussi par la science et la morale. Le colloque comprend également deux tables rondes sur ses relations avec divers penseurs philosophiques et politiques du XXe siècle et un séminaire de lecture libre des Écrits de Marseille.
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