L’égalité doit-elle être rentable?

C’est devenu un argument choc des politiques d’égalité : intégrer plus de femmes ou des profils divers dans les rouages supérieurs de l’économie serait gage d’efficacité. Une valeur ajoutée. Le mouvement est parti du monde de l’entreprise où parité et diversité sont vendues depuis des années comme facteur de performance. Ce maquillage économique d’un principe de justice permet de séduire des décideurs pas toujours convaincus par la seule portée théorique de l’engagement. Très vite, cette stratégie a essaimé. Jusque dans les administrations et au sommet de l’Etat. Dans un rapport sur les discriminations, publié en septembre par le commissaire général Jean Pisani-Ferry, aujourd’hui conseiller économique d’Emmanuel Macron, la réduction des discriminations sur le marché du travail est évaluée comme un gain de 80 à 310 milliards d’euros. «Parler de la lutte contre les inégalités en termes de coût - bénéfice ouvre une brèche et devient un danger pour les investissements sociaux, analyse Hélène Périvier, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), spécialiste des politiques familiales et sociales. Et si on se rendait compte que la discrimination rapportait, que deviendrait le principe de justice ?»

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