Séminaire de recherche / GERME - Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants.
Après avoir scruté les rapports entre mouvements étudiants et institution universitaire, le rapport de ces mouvements à la religion, puis les "années 1968", nous avons élargi nos investigations à l'ensemble des questions méthodologiques etépistémologiques appliquées à cet objet.
Fidèles à l'approche pluridisciplinaire duGERME, il s'agit de croiser les approcheshistoriques (histoire de l'enseignement et des mouvements sociaux) et sociologiques(sociologie de l'éducation, des organisations et des mobilisations collectives), mais aussi celles des sciences politiques, voire des sciences de l'éducation ou de l'anthropologie pour dégager une "socio-histoire" et certaines des "dynamiques politiques" (au sens générique du terme) de cet objetd'étude -encore à approfondir- que sont les mouvements étudiants.
Le programme PRESAGE & l’Ecole doctorale de Sciences Po sont heureux de vous inviter à la conférence
Le féminisme en mouvement : des années 1960 à l’ère néolibérale, Nancy Fraser, Professeure, New School University of New York
Mercredi 22 mai 2013 – 17h15 / 19h30
Sciences Po, 28 rue des Saints Pères 75007 Paris
Amphithéâtre Caquot (rez-de-chaussée)
Inscription: charlene.lavoir@sciences-po.fr
Par Hélène Périvier
Bertrand Fragonard a rendu son rapport au Premier Ministre en vue d’accroître le caractère redistributif de la politique familiale et de rétablir les comptes de la branche famille d’ici 2016, déficitaire depuis peu. Un redéploiement des prestations familiales vers les familles aux faibles revenus est proposé comme premier objectif. Pour le second, les deux options proposées sont la modulation des allocations familiales selon les ressources ou leur fiscalisation. Comment trouver 2 milliards d’euros en période de vaches maigres ?
Les vaches étant maigres, est-ce le moment de les mettre au régime ?
La réduction des dépenses de la politique familiale s’inscrit dans une politique économique plus large d’austérité ou de rigueur visant le rééquilibrage des comptes publics. Certes, la question des déficits publics est une question sérieuse, qu’on ne peut pas balayer d’un revers de la main. Il y va de la pérennité et de la soutenabilité de notre Etat social, et plus précisément pour le sujet qui nous intéresse ici, il y a va de l’avenir de la politique familiale. Mais l’ampleur et le calendrier de la lutte contre les déficits publics sont un élément central pour en garantir l’efficacité. Les travaux de prévision de l’OFCE montrent que les réductions massives des dépenses publiques dans lesquelles s’engage la France vont peser sur la croissance. Le manque de croissance freinera la réduction des déficits, qui ne sera pas à la hauteur des attentes. In fine, nous n’aurons ni le beurre, ni l’argent du beurre, les vaches ne donnant plus de lait.
Si l’on persiste dans cette voie conduisant à réduire la voilure de la politique familiale, alors comment procéder ? Qui doit en porter le coût ? Faut-il réduire les dépenses ou accroître les recettes ?












