20/06 | 12h30-14h30
Seminar MAXPO: SCOOPS
Guest speaker: Kimberly MORGAN, George Washington University
Discussant: Bruno PALIER, CEE-Sciences Po
Kimberly J. Morgan is an Associate Professor of Political Science and International Affairs at the George Washington University. Her research focuses on comparative public policy in advanced industrialized countries, with particular interests in family policies, immigration, health care, and taxation. She teaches undergraduate classes on European politics, comparative politics, and immigration and identity, and graduate courses on comparative politics and comparative social policy. Her most recent book The Delegated Welfare State: Medicare, Markets, and the Governance of American Social Policy has been published by Oxford University Press.
Read Kimberly J.Morgan’s full CV: http://home.gwu.edu/~kjmorgan/
Bruno Palier is CNRS Researcher at Sciences Po. His research focuses on welfare reforms in Europe, a subject he investigates through various comparative projects: on social investment policies, on social dualisations, and on the politics of welfare reforms – both national and European. He was a visiting scholar at Stockholm University, Northwestern University, Harvard University and the European University Institute in Florence and is Honorary Professor of Welfare State Research at Odense University, South Denmark. He currently serves as scientific coordinator of the European Network of Excellence RECWOWE (Reconciling Work and Welfare).
Read Bruno Palier’s full CV: http://www.cee.sciences-po.fr/en/le-centre/research-team/62-bruno-palier.html
Ce colloque, première grande manifestation scientifique du DIM GID, a pour ambition de faire dialoguer les approches de chercheuses et de chercheurs de toutes disciplines sur l'articulation entre genre et discriminations.
L'entrée est gratuite mais l'inscription en ligne est obligatoire.
Pour accéder au formulaire, cliquer sur le lien suivant : http://economix.fr/fr/activites/colloques/?id=162
Programme complet du colloque en fichier attaché et sur la page dédiée : http://economix.fr/fr/activites/colloques/?id=162
POINTS DE VUE
de Françoise Milewski
Les inégalités entre les femmes et les hommes ont été longtemps camouflées au sens où elles étaient considérées comme une inégalité « en plus », un produit de l'histoire, au mieux un « mal social », non comme un fondement de l'analyse de nos économies.
Dans les pays développés, les inégalités se sont recomposées. Certaines se sont réduites : participation accrue au marché du travail depuis les années 1960, convergence des taux de chômage. D'autres ont perduré : les écarts de salaires ont cessé de se réduire depuis les années 1990, la ségrégation des métiers s'atténue peu (femmes et hommes se répartissent encore en professions et secteurs d'emplois différents). Enfin, de nouvelles formes d'inégalités sont apparues : la précarité, voire la pauvreté, se sont amplifiées.
La mondialisation a des effets sur les marchés du travail, donc sur l'emploi des femmes. Les bas salaires, les temps partiels contraints, les emplois instables sont pour l'essentiel des emplois occupés par des femmes. Elles ont certes moins pâti des destructions d'emploi dans l'industrie, parce qu'elles y sont minoritaires. Et elles ont davantage bénéficié des créations d'emplois dans les services, mais ces emplois sont en partie du sous-emploi. Le modèle du ménage à double apporteur de revenus implique ainsi parfois une dégradation des conditions de vie.
Les tendances moyennes masquent des évolutions différenciées parmi les femmes elles-mêmes : certaines ont accédé à l'éducation supérieure et aux emplois de cadres, voire de direction, d'autres sont soumises au temps partiel contraint et à la précarité. C'est cohérent avec la montée des inégalités au sein des économies de l'OCDE.
Dans les pays en développement, la situation est très contrastée selon les pays. Les progrès de l'éducation des filles n'assurent pas toujours une meilleure insertion dans l'emploi ni l'autonomisation des femmes. Les facteurs politiques, sociaux et culturels jouent un rôle important, comme dans les pays développés, mais avec une intensité encore plus grande.
Le care (activités de soins et d'attention aux autres, qui concerne principalement la prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes) était autrefois assuré pour l'essentiel dans la sphère privée : les femmes s'occupaient des personnes dépendantes dans la famille. Le fait qu'elles aient investi la sphère du travail salarié dans les pays du Nord a conduit à déléguer ces tâches, dans des structures collectives (crèches, maisons de retraite) ou par du personnel à domicile.
Ce sont presque exclusivement les femmes qui exercent ces emplois, dont les conditions de travail sont défavorables : faibles rémunérations et grande amplitude horaire.
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Anglais
Salle 511, 199 bd Saint-Germain 75007 Paris,
Registration:
MaxPo-Sciences Po








